Notre cerveau, pour nous protéger de nos ressentis émotionnels difficiles(ressentis dans notre corps bien sûr), préserve notre équilibre, organise en nous le déni, l’oubli, l’occultation de situations nous ayant marquées fortement émotionnellement, principalement dans notre enfance ou plus tard, laissent des empreintes invisibles dans notre corps.
Pourtant les réactivations, par les stimulations sensorielles de la vie, de notre environnement, de notre entourage, nous ramènent inconsciemment à ce que nous avons vécu et que nous voudrions oublier. C’est ce qui semble le plus efficace, et pourtant !
C’est de l’émotion désagréable, horrible dont nous voulons nous débarrasser en réalité car le cerveau qui nous maintient en vie ne sera jamais d’accord pour effacer un pan de notre vie.
📌 Nos souvenirs nous structurent, structurent nos comportements, réactions émotionnelles, nos choix et orientations de vie.
Ces empreintes dans notre corps organisent des blocages tant au niveau des structures du corps qu’au niveau de nos comportements sans qu’on les ressente, jusqu’à un certain seuil.
Seuil où le mal être devient insupportable. Seuil où les douleurs ressenties dans le corps ne s’arrêtent pas. La maladie peut s’installer comme une expression de ce que nous voulons, inconsciemment dire sans pouvoir le faire.
Certaines attitudes sont ancrées comme se retenir et contrôler ce qui sort de notre bouche. Certains ne vont pas supporter vomir car vomir c’est ce que le corps rejette, dit mais elles ont perdu le contrôle !
Nous voulons oublier, refouler toute mémoire de ces situations difficiles alors que la mémoire est remaniée toute au long de notre vie, persuadés que ces souvenirs sont intacts, c’est de l’émotion ressentie qui perdure dont nous voulons nous débarrasser, nous séparer afin de ne plus la ressentir.
En vrai l’idée est que si ceci ou cela ne s’était pas passé, si je n’avais pas vécu cela, si on ne m’avait pas fait cela je ne ressentirai pas ce que je ressens de désagréable, de pénible aujourd’hui dans certaines situations.
Certaines personnes me disent : « avant 7 ans je n’ai aucun souvenir » ! Parfois c’est 3 ans, parfois c’est même 10 ans selon les individus. Oui le cerveau a bien coupé l’information consciente mais ces souvenirs persistent dans l’inconscient. D’où la réactivation émotionnelle dans certaines situations de vie, banales parfois, mais nous n’y comprenons rien, nous allons tenter alors de donner un sens à ce ressenti, peut-être en accusant l’autre ou les autres.
La mémoire n’est pas un enregistrement : c’est une reconstruction permanente.
Tout d’abord, il faut bien comprendre que la mémoire est constamment remaniée au fil des années bien que nous restions persuadés que les choses se sont produites exactement comme cela !
Je me souviens d’avoir assister lors d’une séance familiale. Rares car je ne réunis quasiment jamais les personnes mais il est arrivé, par hasard, que personnes d’une même famille se soient retrouvées dans mon bureau. 2 frères et 1 sœur. Comme je travaillais avec chacune d’elle j’ai demandé une précision à propos de ce qui est arrivé à leur mère le jour où elle s’est fracturé le coude. 3 versions différentes, 3 moments différents. Pour l’un c’était à Noël, pour l’autre à Pâques et une troisième version pour le 3ème. Pour la femme c’était pour éviter une fâcheuse rencontre, pour l’autre c’était parce qu’ils regardaient la télévision en cette période de fêtes de Noël et que la boulangerie allait fermer mais le programme télé était attractif à cette période. Ce dont on est certain et c’est bien la seule chose, c’est que leur mère s’était bien fracturé le coude en tombant en allant à la boulangerie.
Toutes les trois ont eu beaucoup de peine pour leur maman déjà malade cette peine assortie d’un mode explicatif a créé un ancrage très fort dans leur mémoire.
➡️Et si la clé n’était pas d’oublier, mais de reconnaître ?
Reconnaître pour recréer une continuité de vie, d’histoire individuelle.
Reconnaître pour ne plus revivre. Comprendre pour transformer.
“Si comprendre est impossible, connaître est nécessaire.”
— Primo Levi, Si c’est un homme
💡Du passé à l’histoire : Factualisation
Comment comprendre que ces situations de vie ont existé, c’est un fait ! Lorsque nous reconnaissons que ce qu’on a vécu est un fait et qu’on n’y peut rien changer.
Comment débarrasser de tout jugement, en particulier « radical » comme « de toutes façons… » ou « Tous les .. sont des … »
On arrive à éviter certaines relations qui parfois pourraient être bénéfiques.
Que dire des relations amoureuses qui échouent les unes après les autres parce que certains ou certaines ou l’impression de trahir, de se trahir ou par peur simplement de tomber sur une mauvaise personne ? Il s’agit d’être vigilant mais pas méfiant car la méfiance profonde, intrinsèque empêche de vivre.
Reconnaître, permet la distinction de la situation présente, de la personne présente.
Reconnaître c’est reconstituer son histoire, l’émotion se désactive alors d’elle-même.
En faisant cela nous opérons un nettoyage émotionnel, un modèle de reconstruction, un accès à la liberté
🔓Libérez votre énergie. Libérez votre avenir.
Libérez-vous ! Libérez votre motivation à agir, à atteindre des objectifs auxquels vous n’avez pas pensé.
